Définition
Le plus grand exposant accompagné d'un coefficient non nul apparaissant dans un polynôme en une ou plusieurs indéterminées ; il mesure l'ordre algébrique du polynôme selon la graduation choisie.

Principe

Principe
Repérer la puissance la plus élevée de l'indéterminée (ou le degré total/pondéré) dont le coefficient n'est pas nul, en précisant si l'on considère le degré par variable, le degré total ou un degré pondéré.

Démonstration

Démonstration
Pour f(x) = 3x^4 - x + 2 sur un corps, le degré est 4 parce que 3 multiplie x^4 ; pour g(x,y)=x^2y + y^3, le degré total est 3 et le degré en x est 2.

Mauvaise application

Mauvaise application
Considérer le polynôme nul comme ayant un degré fini non négatif (par exemple 0) ou confondre degré total et degrés partiels en situation multivariée.

Conséquence

Conséquence
Le degré donne des bornes sur le nombre de racines (sur les corps algébriquement clos), contrôle les taux de croissance et gouverne le comportement des termes dominants pour la division ou les comparaisons asymptotiques.

Inversion

Inversion
Au lieu de mesurer l'exposant maximal présent, on peut considérer l'ordre d'annulation en un point (vision par valuation) qui enregistre la multiplicité de zéro et peut être arbitrairement grand même pour un faible degré formel.

Limite

Limite
Défini relativement à l'anneau des coefficients et à la notion de degré choisie ; mal défini pour le polynôme nul sans convention (souvent −∞) et distinct entre degré total, partiel et pondéré en multivariables.

Tension sémantique

Tension sémantique
Le degré se confronte à la notion d'ordre d'annulation ou de valuation : le degré est une mesure combinatoire globale des exposants, alors que l'ordre mesure la nullité locale en un point ou en une place.

Synthèse

Synthèse
Le degré d'un polynôme est l'exposant maximal (ou la mesure pondérée/totalisée des exposants) avec un coefficient non nul selon une graduation choisie ; il encode la complexité algébrique et le comportement du terme dominant tout en nécessitant des conventions pour le nul et les cas multivariés.