Définition
Le théorème selon lequel toute progression arithmétique a, a+d, a+2d, ... avec gcd(a,d)=1 contient une infinité de nombres premiers ; il garantit au moins un nombre premier en une infinité de positions de la progression lorsque le terme initial et la différence sont premiers entre eux.
Principe
Principe
Le principe organisateur est que des caractères de Dirichlet non triviaux et leurs séries L distinguent les classes de restes modulo d, et la non-annulation des séries L en s=1 pour le caractère principal force une infinité de nombres premiers dans chaque classe de restes réduite modulo d.
Démonstration
Démonstration
Exemple : pour le module d=4 et la classe de reste a=3 (gcd(3,4)=1), le théorème de Dirichlet affirme qu'il existe une infinité de nombres premiers congrus à 3 modulo 4 ; membres petits explicites sont 3, 7, 11, 19, ... et le théorème garantit que la liste ne s'arrête jamais, sans fournir de formule élémentaire pour leur répartition.
Mauvaise application
Mauvaise application
Supposer que le théorème s'applique lorsque gcd(a,d)>1 (cas où la progression peut ne contenir aucun premier au-delà d'un terme initial trivial) ou attendre une borne explicite sur la position du prochain premier dans la progression sont des mauvaises applications ; le théorème est non constructif quant aux écarts exacts.
Conséquence
Conséquence
Une application correcte assure que les premiers se distribuent parmi les classes réduites de restes modulo d et soutient des résultats avancés sur l'équidistribution, des techniques analytiques en théorie des nombres et des constructions en théorie algébrique des nombres et cryptographie qui requièrent des premiers avec des propriétés de congruence prescrites.
Inversion
Inversion
La situation inverse est lorsque gcd(a,d)>1 : la progression a + kd partage alors un facteur commun et contient typiquement au plus un nombre premier (souvent seulement si le facteur commun est lui-même premier) ; inverser la condition de coprimalité annule la conclusion du théorème.
Limite
Limite
Portée : exige gcd(a,d)=1 et concerne l'infinité de premiers sans préciser la densité ni fournir des bornes effectives ; des affirmations quantitatives plus fortes (p. ex. équidistribution et termes d'erreur) nécessitent des résultats analytiques plus profonds. Le théorème s'applique aux progressions arithmétiques d'entiers, pas aux suites arbitraires ou aux modules dotés d'une structure algébrique additionnelle sans extension.
Tension sémantique
Tension sémantique
La tension se situe entre la garantie existentielle d'infinité et les besoins pratiques de densité ou de bornes effectives ; un autre sens proche est l'énoncé généralisé sur les premiers en progressions dans des corps de nombres, qui exige des hypothèses et des outils différents.
Synthèse
Synthèse
Le théorème de Dirichlet affirme l'infinité de nombres premiers dans toute progression arithmétique de terme initial et différence premiers entre eux en exploitant les caractères et la non-annulation de séries L, distribuant ainsi les premiers entre les classes de restes et constituant une pierre angulaire de la théorie analytique des nombres.