Définition
L'énoncé selon lequel pour tout entier n > 1 il existe au moins un nombre premier p tel que n < p < 2n ; autrement dit, il y a toujours un premier strictement entre n et 2n.

Principe

Principe
L'idée organisatrice est une affirmation d'existence locale et uniforme sur les premiers dans des intervalles courts : aucun intervalle [n, 2n] pour n > 1 n'est dépourvu de premiers, ce qui reflète une régularité minimale de la distribution des premiers.

Démonstration

Démonstration
Exemple concret : pour n = 10, les premiers entre 10 et 20 sont 11, 13, 17, 19, donc le postulat tient pour ce n ; pour n = 3 le premier 5 est entre 3 et 6.

Mauvaise application

Mauvaise application
Mauvaise application : en déduire qu'il y a exactement un premier dans (n, 2n) pour tout n, ou l'appliquer à des n non entiers ou non positifs ; il garantit l'existence mais pas l'unicité ni la densité.

Conséquence

Conséquence
Appliqué correctement, le postulat de Bertrand fournit des bornes utiles dans des identités et inégalités combinatoires (par exemple pour estimer des coefficients binomiaux) et sert d'outil pour construire des premiers dans des plages données.

Inversion

Inversion
La réversion affirmerait que certains intervalles (n, 2n) ne contiennent aucun premier ; cela contredirait le postulat et permettrait des écarts entre premiers proportionnels à n, modifiant de nombreux arguments combinatoires qui reposent sur cette existence.

Limite

Limite
Portée : valable pour les entiers n > 1. Il ne donne pas le nombre de premiers dans l'intervalle, ni leur distribution précise au-delà des bornes, ni la fréquence asymptotique fournie par le théorème des nombres premiers.

Tension sémantique

Tension sémantique
Tension entre cette affirmation discrète d'existence et des résultats analytiques plus forts : Bertrand donne une garantie absolue à courte portée, tandis que des résultats comme le théorème des nombres premiers décrivent une densité moyenne et des comptes asymptotiques.

Synthèse

Synthèse
Le postulat de Bertrand est une garantie d'existence concrète : pour tout entier supérieur à un il existe au moins un premier strictement entre n et 2n, un résultat de régularité minimale qui soutient de nombreuses constructions combinatoires et arithmétiques élémentaires sans affirmer la densité.