Définition
La branche de la géométrie qui relie les mesures et les grandeurs géométriques moyennées par des formules intégrales et des mesures invariantes, en utilisant les actions de groupes et des méthodes probabilistes pour exprimer longueurs, aires et autres invariants comme des intégrales sur des familles d'objets géométriques.

Principe

Principe
Les grandeurs géométriques invariantes par un groupe de symétrie peuvent être calculées ou représentées comme des intégrales sur le groupe ou sur une famille paramétrée ; des formules canoniques (de type cinématique/Crofton) réduisent des mesures globales à des moyennes d'intersections locales simples.

Démonstration

Démonstration
Formule de Crofton : la longueur d'une courbe plane s'exprime comme intégrale sur l'espace des droites en moyennant le nombre d'intersections avec ces droites ; une démonstration expérimentale est l'expérience de l'aiguille de Buffon reliant le nombre de croisements à π.

Mauvaise application

Mauvaise application
Appliquer des formules d'intégrale géométrique à des ensembles dépourvus de mesure invariante adaptée ou à des sous-ensembles non mesurables, ou utiliser des formules de moyenne alors que l'action de groupe supposée n'est pas transitive, conduisant à des mesures erronées ou des intégrales divergentes.

Conséquence

Conséquence
Bien appliquée, la géométrie intégrale fournit des formules explicites pour des mesures espérées, offre des méthodes stéréologiques pour déduire des volumes à partir de coupes, et relie les invariants géométriques aux données représentationnelles des groupes de symétrie.

Inversion

Inversion
La géométrie discrète ou combinatoire privilégie les comptes exacts et la structure combinatoire de configurations finies plutôt que les descriptions moyennes ou mesurables des grandeurs géométriques.

Limite

Limite
S'applique lorsqu'une mesure invariante σ-finie et une famille de sondes paramétrée existent (milieux euclidien, sphérique, hyperbolique ou espaces homogènes) ; exclut les invariants purement topologiques, les pathologies non mesurables et de nombreux ensembles fractals sans mesure adaptée.

Tension sémantique

Tension sémantique
Tension avec la géométrie stochastique : la géométrie intégrale met l'accent sur des formules intégrales déterministes et l'invariance de groupe, tandis que les approches stochastiques privilégient les processus aléatoires et les processus ponctuels, produisant des énoncés qui se recoupent mais diffèrent.

Synthèse

Synthèse
La géométrie intégrale unifie symétrie, mesure et moyennage : en intégrant des comptes d'intersections ou des sondages locaux sur un groupe de symétrie ou une famille, on transforme des problèmes de mesure géométrique en intégrales calculables révélant invariants globaux et valeurs espérées.